CD

  1. Broken Teeth
  2. Two Heads Bis Bis
  3. Dust
  4. Sunny Afternoon, African Charge
  5. Noze, Teeth, Eyes
  6. Gosht

Other Suppliers

Loz014

Oldman
Two Heads Bis Bis

‘Two Heads Bis Bis’ is a twisted bedtime story, a dark poem, an alchemist’s magic diary of secrets. Oldman (aka Charles Eric Charrier) employs the typical trio of ‘rock’ instrumentation (bass, guitars, drums) along with several rather atypical sound generating devices to sculpt a truly intense lo-fi masterpiece, a dreamy album drenched in fuzzy smoke: a dark, melancholic, weird and ultimately therapeutic experience. This is post-’something’ in the true sense of the term, as Oldman transcends most musical genres to create something unique and exciting. Repetitive rock-inspired patterns, tribal percussive jams, improvisation, organic ambience and lots of dark humor. This is what popular music would be like in an ideal world.

Liability

Depuis qu’il a décidé de poursuivre sa route seul, Charles-Eric Charrier, ex-Man, ne s’arrête plus. Comme une question de survie. Menant plusieurs projets en même temps, il a une soif de composer qui ne s’est jamais démentie. Il suffit de parler un peu avec lui pour voir que le bonhomme sait exactement ce qu’il veut et que sa musique est loin d’être du débitage sonore au kilomètre. Exigeant à tout point de vue, il ne saurait y avoir d’à-peu-près dans son oeuvre. Et comme un disque de Oldman ne ressemble jamais au précédent, c’est comme si on le découvrait à chaque fois mais toujours avec cette impression qu’il pousse encore plus loin ses expérimentations, mettant la barre un peu plus haut. A ce titre Two Heads Bis Bis pousse encore l’aventure sonore d’Oldman sur une terra incognita dont lui seul a les clés. Du moins, les portes ne sont jamais fermées à double tour chez Oldman et il laisse toujours une large place à une libre interprétation de sa musique. C’est pourquoi Two Heads Bis Bis ne peut être compris dans une seule et même logique. On navigue alors entre urbanité, mysticisme, africanisme, où la lumière rencontre le très sombre, sans que cela ne choque outre mesure. Si, de prime abord, tout semble se présenter comme un projet n’ayant aucune ligne directrice précise, on se rend compte que Two Heads Bis Bis possède une unité, les idées s’imbriquant les unes dans les autres avec limpidité.

Aussi âpre que lumineux, ce disque est une véritable aventure sonore qui joue de subtilités et explore méthodiquement les possibilités des instruments utilisés. Epris d’une certaine nonchalance, Two Heads Bis Bis n’est pas pour autant un album paresseux. Tout simplement, Oldman ne se précipite pas mais s’implique avec précision comme une mécanique humaine qui s’installe dans des musiques obliques, sondant les bas-fonds en les faisant éclater au grand jour. En aucun cas Oldman ne fait de la musique nombriliste. Il décortique les sons et nous les offre sur un plateau mais en prenant soin de faire aller l’auditeur au-delà d’une écoute polie. Two Heads Bis Bis se vit de l’intérieur et si ce disque peut être qualifié de cérébral, c’est tout à son honneur. Pour autant il serait incongru de mettre Charles-Eric Charrier dans une petite case. Réfractaire à l’immobilisme musical, il est une révolution permanente à lui tout seul. A chaque fois on se dit qu’il est à son meilleur niveau mais il arrive à muter et dépasser ses anciennes expériences. On ne sait d’ailleurs pas où il s’arrêtera et jusqu’où il est capable d’aller. C’est pour cela que la suite programmée de Two Heads Bis Bis est un mystère. Et c’est pour cette raison qu’il est passionnant.

M La Music

Avec l’ex-membre de Man Charles-Eric Charrier, les perojets pleuvent de tout côté : à télécharger gratuitement sur le net ou sur disque. Pour ce nouvel essai (à comprendre dans le sens d’expérimentation), le Français a encore une fois fait les choses en grande partie par lui-même, mais il s’est aussi entouré de batteurs (Ronan Benoit et Didier Richard), d’instruments africains pour créer un univers sonore entre chaos et apesanteur, où le son se veut un peu gras et sale, presque palpable en tout cas. Si Den Itzamna apporte avec lui ses samples sur “Ghosts”, formidable transe chamanique moderne, l’univers d’Oldman se situe le plus souvent entre free jazz et rock, ce disque mêle ambiances tribales et industrielles, boucles répétitives, harmonies complexes et pourquoi pas un brin dissonantes, et fait naitre une trépidation moderne-antique toute singulière. Rarement on a vu en France un musicien se foutre autant de passer en radio, jouer à ce point des conventions, et il n’est pas étonnant que ce soit le label grec Low Impedance, dont on a déjà noté par le passé l’ouverture d’esprit avec Mary & The Boy ou .Pridon, qui sorte la chose. Car si Oldman ne caresse pas l’auditeur dans le sens du poil en lui servant une musique formatée, il lui offre en ravanche une expérience auditive peu commune.

Vital Weekly

Oldman is the solo project of one Charles-Eric Charrier, formerly one half of the duo Man (who released on DSA and Sub Rosa) and ‘Two Heads Bis Bis’ seems to be his first solo record. He plays here bass, guitars, drums and some vocals, and creates a hard to define sound. Somewhere on the cross road that you couldn’t imagine that existed: post rock, jazz, drone, ambient, improvised music and even electro-acoustic music. Mainly post rock perhaps with a lot of the rest thrown in, scattered around this. Totally free music in a way that it is beyond rules, not free as in free jazz. Oldman doesn’t accept any musical rules, defies any genre, and rather wants to play whatever comes to mind. But by doing so, he oddly enough creates his own coherent sound genre – one without a name, but these tracks, how far away they are spread over musical and beyond musical boundaries, this trippy music is surely a fine music treat.

Foutraque

Un disque proposant un voyage sonore passionnant de bout en bout par Oldman alias Charles-Eric Charrier, ex membre du groupe Man… Entre jazz aventureux, musique ambient envoutante, rock déstructuré et musique concrète étrange, Oldman ne choisit certes pas la facilité mais arrive parfaitement à captiver l’oreille grâce à ses paysages soniques aussi planants, qu’obsédants ou cinématiques. Sorte de machines infernales destinées à projeter des images surprenantes dans le cerveau des auditeurs, les six morceaux – longs, alambiqués et torturés – qui composent ce mini album réussi permettent de décoller vers un ailleurs bienvenu. Les lignes de basse bizarroïdes, les parties de batterie accidentées, les bruitages inquiétants, les guitares barrées et les samples non identifiés d’Oldman contribuent à créer un univers à part entière. Two Heads Bis Bis est un album à découvrir par les amoureux de musique pas comme les autres…

Cuemix Magazine

Oldman? Ah this is the solo project of Charles-Eric Charrier, known from the duo MAN and from his restless creations working with other artists, sound designers, choreographs, painters and working on film soundtracks. Now as “Oldman” he takes a big step forward by sound his boundaries. “Two Heads Bis Bis” is a head movie, an exceeding album that invites you on a magic trip, full of secrets, dark moments and strange stories. But besides the disturbing atmosphere this album owns a unique beauty, laid-back, calm but never slack. Its magic how he merged for this outstanding album guitar and bass sounds with dark elelctronica carried by a jazzy drumset. This album owns atmosphere that stays in the mind of the listener, this music is a great experience like sitting a wake a whole night on a hill near the endless sea! Poetic, dark and breathtaking. Exceptional!

Ondefixe

Depuis l’aventure Man terminée, Charles-Eric Charrier multiplie les projets, dissémine sa musique sur divers labels ou netlabels… une manière de comprendre que même en solo, Charles Olman a encore plein d’idées et d’expériences musicales à tenter. C’est encore le cas avec cet album, signé sur le label grec Low impedence, dans lequel on découvre une autre facette de la musique du nantais Ca commence par des notes de bass sourdes et caverneuses, un peu comme sur Le “Meldoy Nelson” de Gainsboug, (même atmosphère moite et inquiétante) pour aller ensuite vers des choses tout aussi étranges, là où peut de musiciens s’aventurent mais où Charles lui, semble bien se plaire. Et s’il est encore une fois question de musique d’improvisation (comment souvent chez Olman), l’ambiance y est plutôt tourmentée, fiévreuse un peu comme si on se trouvait dans une sorte de jungle musicale où chaque passage offre de nouvelles sensation, de nouvelles images. Faites de boucles, de samples, de parties de guitares, de bass lourde, de batterie (Ronan Benoit et Didier Richard), la musique d’Oldman, quoi qu’il en soit, ne laisse pas insensible et devrait sans doute captiver les plus perspicaces des auditeurs… pour peu que ceux-ci acceptent de se laisser porter dans cet univers chaotique, foisonnait et au fond pas si effrayant que ça.

Xsilence

C’est l’histoire de deux têtes dans un sac. Elles se mettent à parler de l’été, tout proche. Et elles espèrent, espèrent, espèrent: “Faisons en sorte qu’il soit plus beau que le précédent”.

C’est par ces mots (en anglais dans le texte) que nous sommes accueillis au moment d’ouvrir le disque avant que résonne une ligne de basse aussi épaisse (un son gras) que dépouillée (peu de notes), soutenue par un beat sec et ample. Ce motif basse-batterie répétitif se met en place tandis qu’en arrière-plan, Charles y développe un “poème sonore” à base de notes éparses de guitare et basse acoustique, bruitages, nappes, voix qui tantôt viennent s’enrouler autour de la pulsation initiale (ce motif basse-batterie) tantôt prennent le dessus sur elle, tantôt se font toutes petites.

Ce qui produit l’effet suivant: on a l’impression de rentrer dans les pensées d’un vieil homme (d’où le nom Oldman ?) à l’abord abrupt mais qui en fait, recèle plein de trésors et d’histoires que seule une observation attentive permettrait de déceler. A moins que ce ne soit l’inverse: Oldman rentre dans nos pensées et nous les fait explorer. J’ai ressenti les deux au cours de mes écoutes du disque.

Sur les six morceaux du disque, cinq obéissent à cette structure: la pulsation basse-batterie définit un point d’ancrage qui permet de mettre en place une certaine “humeur”, un aspect de surface et tout ce que Charles insérera dans ce champ sonore sera une exploration en profondeur de doutes, de sourires, d’interrogations, de couleurs que l’on peut rattacher à cette “humeur”. Les sons qui apparaissent prennent alors un tout autre sens et ne sont pas que de simples bruits mis les uns à la suite des autres et cette musique en devient “cérébrale” et physique, concrète (dans le sens où on peut la rattacher à une émotion) et contemplative.

Deux points avant de conclure: premièrement, l’approche retenue par Charles donne une grande puissance aux quelques silences qu’il installe dans la base basse-batterie ainsi qu’à la fin des morceaux; deuxièmement, le seul morceau déviant de la construction décrite précédemment (“Noze Teeth Eyes”) est une pépite mêlant noise, ambient minimaliste et sens mélodique dans la lignée du formidable disque ‘Winter’...

Inventif et prenant se traduiront cette fois par “excellent” au niveau de la notation.

Just Outside

Oldman is Charles Eric Charrier, here abetted on a few tracks by Ronan Benoit (drums), Covalesky (percussion, trumpet), Den Itzamna (samples, guitar) and Didier Richard (drums). How to describe? If the Canterbury scene had a sludge variant…if Laswell had been earthier and better…? Often fascinating, as on “Sunny Afternoon, African Charge” which blends low, booming tones (common here—speaker threatening bass abounds), ethereal plinking as from some huge toy piano and mumbled, male voices. Sometimes reminded me of Benjamin Lew (though darker). Good stuff.

Arte.tv

« J’ai joué pendant dix ans dans un duo appelé Man. A la suite de cette période, la nécessité de continuer en solo s’est fait sentir fortement… Donc je suis parti dans cette aventure. » Voilà comment, tout simplement, Charles-Eric Charrier nous explique les débuts d’Oldman, projet personnel qu’il mène de front, accompagné d’une poignée de musiciens auxquels il offre un espace de liberté qu’il a dessiné. La musique – libre – d’Oldman rappelle celle de Man, mais aussi l’univers des Clogs, des amis avec lesquels Charles-Eric collabore de temps en temps. Même si le nom, Oldman, n’est pas une référence à Jarmush – il vient « d’un rêve “fondateur” », d’après l’intéressé – la dimension cinématographique est évidente chez Charrier, qui a travaillé sur diverses bandes originales de films. Si “Two heads bis bis“ invite à la rêverie, il n’en reste pas moins rugueux. Flottant, mais âpre. « Je voulais essayer de garder la dimension vibratoire et l’aspect sale et brut du son, sans rien raboter… », nous révèle encore l’auteur de ce ma(g)nifique disque.

Cracked

A grumbling bass beat haunts a snarly drum in a cold, dark night through woods in which ghostly creatures howl to the sound of a rust steel stringed guitar. If these are instrumental fairy tales, then they are not for the lighthearted, rather than that they tell of the oldest truths of mankind. Like real folktales from Stagger Lee to the Knoxville Girl and Black Betty there is an eerie underground of profound truths and wisdom runnning through these tracks, yet they are instrumentals and apart from some huffing, gruffing and grumbling in the back there is no vocals on “two heads bis bis”. All the while the bass beat stays the same, the drums to little else than what they have been doing all along, but the noises, sounds and atmospheres around the basic backbone of rockmusic are changing to a more and more scary dreamscape. And that is only the first of six tracks on this remarkable album.

Charles Eric Charrier aka Oldman delves into a unique mixture of folk/rock and jazz/noise/avantgarde to get down to the real core of the northwestern trail music. A lot of it is avantgarde music with a twisted sense of humour, the kind that never shows it is meant as humour and half of the time isn’t, but you are always losing on the guess as to which half you are watching right now. Janus-headed music with distorting intentions and a sedate-radiate-manipulate strategy. Just listen to the strangely bending bottleneck guitar on the aptly titled “ghosts”. Charrier takes you from a rather straight line of music into a victorian nightmare kind of dark dreamworld without blinking an eye. He takes the basic rock-backbone of guitar, bass and drums and then either distorts everything around it or he distorts the basic foundation itself, or he distorts both. Anything that sounds okay and nice at the beginning eventually, rather sooner than later, turns out as discomforting, dark and with a hidden secret. Like good folk tales, by the way.

There is nothing you can be sure about with Oldman, but he will keep on rumbling in different directions. Repeating loops of music slowly turn into weirder and scarier soundscapes. I start to wonder if it is me or the music that seems to be getting dark feelings here. I mean, I wonder if it is really the music or a projection of my inner state of mind that produces these reactions of mine. Probably a mixture of both, and probably we won’t be able to judge completely, for this seems to me like a basic dilemma of music reception and probably also a good number of scholars have gritted their teeth on this one. But what is there are tribal percussions mixed with eerie sounds and strange samples and things that can not be attributed for real. I think this would be a nice soundtrack to a HP Lovecraft reading session. Both produce a feeeling of uneasiness and shivering fear without ever getting really concrete or directly to the point. Nevertheless, the effect is much more remarkable and sustainable than with the direct horror-shows of e.g. Entombed and Stephen King. By the way, the scan shown above will never be true to the beauty of the design of this CD, because the scanner just does not show the black in black printing that is only visible in the right light, and tells the story of heavy thunder, weird creatures and the sex of the gods in more or less symbolic forms. Try downloading this, sucker! Low impedance should be attributed bonus points for their selection of artists (Mary and the Boy, Tokyo Mask, Qebo, Kamotek, and others), which is the true reason a label exists, and also for keeping music worthwhile.

Pop News

Depuis la fin de l’aventure Man, Charles-Éric Charrier, sobrement rebaptisé Oldman pour suivre une même sémantique, n’a pas particulièrement chômé. Ses derniers enregistrements, produits pour le web (“Winter” pour Merzbau) ou le disque (“Mind Ocean Room” sur Young Girls Records) sont là pour le prouver. Si l’éclectisme des lieux et des formes semble bien convenir à sa nature de touche-à-tout, sa dernière livraison sur le label Low Impedance Recordings (Francisco Lopes, Merzbow) vient rappeler qu’il côtoie régulièrement le gratin de la musique expérimentale et qu’il est un des Français les plus doués dans le domaine. “Two Heads Bis Bis” est un disque court et compact (trente-sept minutes) dont la densité indique aussi bien la tenue que l’opacité apparente. Comme déjà dans certains disques de feu-Man, la structure musicale fonctionne comme une sorte de Rubik’s Cube intrigant, une énième boîte à mystères lynchienne dont on peut parcourir fiévreusement la surface sans en pénétrer jamais le mystère. Construites sur une base rock ou post-rock classique (basse, guitare, percus), les compositions explorent des territoires ambient variés, entre la ballade indus, les influences africaines, la bande-son d’un film noir imaginaire qui se passerait somme toute très bien d’images, à la faveur de distorsions et d’effets variés, d’inserts non identifiés et de glissements furtifs. Le subtil arrangement des compositions qui se répondent de loin en loin, la rigueur du rapport entre boucles répétitives et digressions mesurées, donnent à la fois une cohérence organique et un équilibre probant à une forme esthétique de plus en plus accomplie.

The Sound Projector

Oldman’s Two Heads Bis Bis (LOW IMPEDANCE RECORDINGS LOZ 14) is a lugubrious affair sent here from Greece. Charles-Eric Charrier performs here with the help of drummer Ronan Benoit, and others, and a thoroughly deconstructed rock record is arrived at through the use of bass and electric guitars, many layers of samples and voice recordings, and a determination to keep everything even more sluggish than a record by Les Rallizes Denudes. The drumming is so loose and all over-the-shop that it appears to have been recorded on another planet. In these dense constructs, Charrier is also attempting to layer in fragmented narrative elements to produce some form of twisted poetry, a twisted fairy story, and images of alchemical processes we can grasp at. The gatefold package for this one is extremely powerful, an all-black foldout affair with clear-ink overprinting to conceal graphically strong, linear images packed with strange symbols, urban scapes, and severe weather effects.

Muzzart

Charles Eric Charrier fait partie de ces musiciens évoluant dans une totale indépendance, une liberté d’action entière et qui lui permet d’une part toutes les audaces, et d’autre part la réalisation d’oeuvre musicales à part et captivantes.

C’est le cas avec cet album qui oscille entre climats jazzy (“Broken teeth”), ambiances intriguantes et irrémédiablement prenantes (l’album dans son intégralité), sonorités inédites et marquantes (exemple, l’intro de “Two heads bis bis”), atmosphères à la limite de l’inquiétant (“Dust”) et brassages sonores et stylistiques d’une qualité au delà de toute espérance.

Sur “Sunny afternoon african charge”, entre autres “bizarreries” dévoilées par ce disque âpre mais magnifique, l’auditeur aura la sensation d’un dépaysement total, l’impression d’effectuer un voyage sonore et géographique inédit par le simple biais de l’écoute des sons et textures constituant le morceau. Trip que prolongera “Noze teeth eyes”, presqu’inerte, orné de subtiles notes venant à peine troubler cette sérénité apparente, puis “Ghosts”, basé sur des percus (congas) très présentes et, comme à l’accoutumée, des sons barrés et déterminants quant à l’extrême qualité de ce disque, produits entre autres sur ce morceau par un instrument appellé “afuche cabasa”.

De surcroît, OLDMAN sait convaincre sur des durées conséquentes, trois des morceaux de ce disque dépassant les six minutes, et répéter à l’envie des motifs sonores obsédants et sans égal de par leur genre et l’effet qu’ils produisent.

Un album, on l’aura compris, exigeant et atypique, mais aussi et surtout génial et indispensable à tout amateur de sensations

peu communes.

A Decouvrir Absolument

Au risque de vous choquer et de vous inquiéter j’ai toujours aimé les coins sombres, ceux ci procurant une sensation humide, chaude et froide à la fois, comme une agonie de la vie dans sa version court métrage. Que ce soit dans le cinéma de Lynch où dans la musique de Joy division ces parcelles de la peur fleurissent comme fleurissaient les cadavres au passage de la peste. Oldman est un architecte de ces plateaux austères et inquiétants. Adepte de la plage musicale à évocations multiples, Oldman prépare un terrain de jeux duquel des fantômes sortent sous le frottement d’une basse, sous les projections d’une peau de tambour. A l’image d’un visage à peine éclairé par un écran dans un wagon dans le noir, la musique de « two heads bis bis » suscite la crainte mais l’envie aussi d’avancer vers pour découvrir si la zone visible n’est pas une citadelle prenable et désirable. Lourd, parfois poisseux voire jouant sur l’ambiguité du clair obscur, Oldman est une curiosité, un spasme géant dont le cœur aurait le même rythme que Ghosts. Du fond de la nuit, il signe d’un O froid qui veut dire Oldman.

dMute

Après s’être intéressé à Mathias Delplanque, le label Low Impedance – grand employeur grec de musiciens égarés en pays nantais – publie Two Heads Bis Bis, nouvel enregistrement que Charles-Eric Charrier signe sous le nom d’Oldman.

A force d’hésiter entre une pop atmosphérique et de timides usages expérimentaux, Charrier s’était montré jusque-là plus ou moins convaincant, peinant souvent à convaincre du bien-fondé de vignettes sonores qu’il aurait voulu audacieuses quand elles tournaient seulement en rond avant de rapidement s’essouffler.

Avec Two Heads Bis Bis, les choses, de changer beaucoup : pour voir Oldman concilier maintenant plus adroitement des penchants qui lui font investir le champ d’un krautrock minimaliste autant que celui d’un post-rock étouffant sous ses boucles, et aider à la mue de quelques encombrements instrumentaux en pièces d’une ambient sombre mais apaisée. Quelques naïvetés pop encore – qui pourrait bien lui coûter de percer au Japon –, incapables pourtant d’anéantir une esthétique solidifiée.

The Cookshop

Somehow I find the fact that at any given moment there are thousands of bar bands playing around in the world strangely comforting. Boring third-rate cover bands, washed-up untalented musicians and the occasional musical visionary just passing by. I don’t really care for their music but somehow the fact that they are out there comforts me. This record calls up that feeling. Just like no matter what bar you are going to walk in chances are that the music that is playing there will sound familiar even if you have never heard it before. In the same way this record gives you the feeling of familiarity but not quite. The thing about it is that it all sounds distorted. It always sounds somehow out of place and out of expectation. You stand at the door and you look inside, you get a glimpse of what is in there but a sense of mystery remains. Everything is covered in haze, mist, sand and cigarette smoke.

William Burroughs once spoke to me through his writings about how he used to watch for hours on an end the tips of his shoes, his veins throbbing with heroin and probably every other drug know to mankind, whilst living in the slums of Tangiers. I get the feeling that this might have been what he was listening to at the time. The music does have a Moroccan/North-African feel to it. The whispering, spoken word, samples or whatever it is that Oldman may be using, take a bit away from it but it is all there. (77ships, the hedonistic monk)

Gothtronic

Oldman is the solo project of one Charles-Eric Charrier, and here he creates an album filled with post-rock, sound collages and avant-garde experiments.

The album starts with the very Goblin sounding ‘Broken Teeth’, which uses a very dark and jazzy rock approach. ‘Two Heads Bis Bis’ continues the rock path, but is more experimental in sound. The next track, ‘Dust’, uses some a lot of different instruments and there are also some vocals here and there. It’s very atmospheric. With ‘Sunny Afternoon, African Charge’, we’re back with the more jazzy rock, like the first song. As the song progresses, it turns into a more experimental soundscape with a lot of sped up voices. The fifth track, ‘Noze, Teeth, Eyes’, is dark and dirty lo-fi post-rock. The album ends with ‘Ghosts’, which sounds very spherical and far less dark. It also reminds me again of Goblin.

This is a nice experimental post-rock album, with heavy influences of the band Goblin (known from their soundtracks to some of Dario Argento’s best movies, like ‘Suspiria’). It’s nothing particularly earth shattering, but nice if you like post-rock music.

Pinkushion

Sous le crâne d’un homme qui vieillit décidément bien, Charles-Eric Charrier — ancien Man aux côtés de François Biyikli, aujourd’hui converti en électron libre avide d’expériences sonores tous azimuts —, le ressac d’une mer intérieure mugit, annonçant sans doute quelque tempête à venir. Il en va de la musique comme des pensées prises dans la tourmente : rampante, entre chien et loup, elle se fraie un chemin vaille que vaille, se rassasie des décombres. Et Two Heads Bis Bis d’apparaître moins comme un disque cérébral que comme un album-cerveau, monde forclos et mystérieux, à la pénombre généreuse, et dont on perçoit seulement des échos inquiétants, le battement sourd et primitif à travers l’épais amoncellement de textures organiques/synthétiques pensées puis spatialisées par Charrier. Toute la force de la démarche résidant précisément dans l’absence d’emportement, dans cette manière d’attiser un feu secret sans aller jusqu’à l’embrasement final. Grand péril de celui qui ose l’immobilité mouvante, le mouvement planant. Avec pour éléments nodaux une guitare électrique ferrailleuse (passionnante utilisation des sonorités métalliques, détachées souvent avec une précision métronomique), une basse poisseuse et lourde comme un soleil de plomb, ainsi que des instruments percussifs épars et les samples de Den Itzamna. Quand les cordes sont tantôt pincées, frottées, slapées, la batterie de Ronan Benoît ou Didier Richard et les congas ou l’afuche cabasa de Covalesky revêtent un caractère post-rock peu usité, voire tribal (“Ghosts”). Ne surtout pas oublier les voix, primordiales et nécessaires : qu’elles chuchotent, murmurent, récitent, bougonnent, gémissent, ânonnent, jamais vraiment compréhensibles, elles participent d’un phénomène de hantise. Voix intérieures qui bruissent et tremblent, s’isolent dans le champ sonore ou improvisent une danse de Sanguy, mettent un peu la frousse à l’auditeur et le perdent dans ce fascinant labyrinthe aux recoins inconnus.

Bad Alchemy

Dass man sich unter OLDMAN einen Beckett-Leser vorstellen darf, ergibt sich aus der Langfassung des Titels Two Heads Bis Bis (LoZ 14) – two heads in a bog talking about the next summer… Zwei solche aus einem Sumpfloch ragende Köpfe erinnern doch stark an Nagg & Nell oder F2, M & F1. Dann wäre die Musik, die da erklingt, im Kern gespielt auf Gitarre, Bass und Drums, gelegentlich auch mit Orgel und weiterer Percussion, low-fi und auf das Wesentliche reduziert, Blues à la Beckett? Hinter Oldman steckt der Franzose Charles Eric Charrier, dem man auch schon bei Lena and the Floating Roots Orchestra oder dem Sub Rosa-Act MAN begegnen konnte. Mit Blues meine ich kein Blues-Schema, sondern ein Feeling, einen ebenso lakonischen wie poetischen Realismus, in dem die Geister (‚ghosts‘) derjenigen gegenwärtig sind, die auf dem langen Marsch auf die Sonnenseite des Lebens sich die Schuhsohlen durchgelaufen haben, sich an Staub gewöhnt (‚dust‘) oder auch mal einen Zahn verloren haben (‚broken teeth‘). Simple Repetitionen, aber doch mit kleinen perkussiven Verzierungen und einem unverwüstlichen Schönheitssinn der Gitarre. Kein Gesang, aber schon manchmal mit Stimme, ganz verwischt und überrauscht zu Anfang, aber dann doch als Geflüster in Deutsch (!) erkennbar, wenn auch nicht verständlich. Die andere Seite… links… ? Bei ‚dust‘ murmelt Oldman dann Zeilen auf Englisch, wiederum so, dass ich es nicht verstehen kann. Bei ‚sunny afternoon african charge‘, relativ schnell gespielt, trägt afroamerikanisches Stimmengewirr, das zudem in der Geschwindigkeit manipuliert wird, zum polyphonen Wirrwar bei, den dann die Verträumtheit von Gitarre und Bass bei ‚noze teeth eyes‘ ganz hinter sich lässt, bevor zum Abschluss ‚ghosts‘ sich mit Tablabeats zum Loop einrollt.

Medienkonverter

Auf geht’s in eine Welt, die sich etwas abgeschottet von der Realität bzw. der Gegenwart für jeden Hörer neu erschaffen wird. Das Solo-Debüt von Oldman aka Charles Eric Charrier (ehemalige Hälfte des Duos Man) “Two Heads Bis Bis” ist Musik für Kino im Kopf, denn der Film entsteht erst beim Hören. Dabei gibt die Mischung aus akustischen Instrumenten wie Bass, Gitarren und (Jazz-)Drums (mit freundlicher Unterstützung von weiteren Kollegen) und kleinerer Vocal-Sample-Einlagen, Jam-Session-Charakter, Lo-Fi-Charme, Downtempo und sich ständig wiederholenden Loops die Richtung vor. Leicht märchenhaft, mit dem stereotypen Begriffs der Alchemie versehen, im Dunklen spielend und dem steten Hauch der Verfolgung im Nacken…

... So gestaltet sich sehr anschaulich der Beginn mit “Broken Teeth”. Instrumentenmäßig gesehen ist der Titel zwar nicht als Aushängeschild für die gesamte CD zu betrachten, doch Experimentierfreudigkeit, Unbearbeitung, Monotonie und Arrangement sowie ein gewisser Post-Rock-Sound generieren fast zwangsläufig derlei Ideen, die sich auch schon öfters, vornehmlich in B-Movies mit hohem schwarz/weiß-Anteil und der traurigen Geschichte eines Einzelgängers optisch manifestierten. In der richtigen Abhäng- und/oder Null-Bock-Stimmung lässt sich noch schneller die eigene Geschichte zusammen spinnen, die den Hörer auch einen halbwegs guten Sonnenaufgang erleben lässt (“Two Heads Bis Bis”), bis ihn ein Flashback namens “Dust” kurz nach Asien mit afrikanischen Perkussions-Einflüssen entführt.

Mit nachmittäglichem, afrikanischen, unverständlichen Gebrabbel von “Sunny Afternoon African Charge” sind wir zwar namensmäßig auf dem schwarzen Kontinent angekommen, aber eher in seiner Unterwelt. Die Gespräche lassen nichts gutes ahnen… Sehr Bass-lastig, chillig und dreckig entspannt ist “Noze Teeth Eyes” der Vorbote zum letzten Titel “Ghosts”. Etwas heller als der Vorgänger öffnet dieser dann mit leicht verschrobener Friedhofsatmosphäre, die sicherlich auch Monkey Islands Guybrush Threepwood gefallen würde, schon wieder die Tür ins Diesseits. – Ob dieser “Soundtrack” öfter zur spontanen Filmproduktion zum Einsatz kommt, liegt sehr wahrscheinlich an der Fähigkeit und Muse jedes einzelnen von uns, schnell abschalten zu können und mit dieser speziellen Art von Musik Freude an seinen Tagträumen zu haben, fernab von der Nachbereitung des Alltags.

Temporary Fault

Oldman is Charles-Eric Charrier, a musician who loves working in many artistic fields having collaborated with painters, choreographers and film directors. Among his past allies Rob Mazurek, Mathias Delplanque and The Clogs are at least familiar names on these shores. The six pieces in Two Heads Bis Bis (Low Impedance) are built upon the typical bass/guitar/drums trio format, with the addition of various types of interference under the guise of incomprehensible voices, kind-of-psychedelic contrary motions, Rick Wright-ish organs and a general sense of indistinctness underlying the whole. Let’s be totally frank: some of this stuff might be OK as a background to other kinds of activity, such as smoking pot (which I proudly declare of not doing) but not that much of real musical value was found by this greying reviewer. Maybe a problem lies in the fact that Oldman placed the ugliest tracks right at the beginning, instantly rubbing my patience the wrong way: in particular, the initial “Broken Teeth” is atrocious, unintelligible vocal mumbling à la Contrastate over worn out acid pseudo-blues patterns. “Dust” is instead a nice enough blend of Eastern string instruments and resonant hallucinations ending with sparse piano notes elongated by reverb, one of the rare interesting moments of the disc. It doesn’t save the day – the overall level ranges between average and mediocre. Thus the press release: “This is what popular music would be like in an ideal world”. Quintessential pop star Boy George would respond “Do you really want to hurt me?”.

Chronicart

Le second, Two heads bis bis, tire quant à lui sur la corde de l’improvisation collective à partir de riffs de basse méditatifs déclinés sur tous les modes. Une basse granuleuse et plombée, abouchée contre les enceintes aux transes désarticulées des fûts, peaux et cymbales. C’est cette fois à l’observation ralentie d’une Afrique fantasmée qu’on grelotte et tremble. Ici encore, mix impec (dû à Charrier lui-même) où vibratos de guitares, orgues, samples ectoplasmiques, râles, susurrements et babil caillouteux trament dans le lointain un arrière-monde possible à la psyché d’Oldman, troué des spectres lancinants de toutes les musiques. C’est un disque tellurique, vibratoire et décharné, terriblement physique bien qu’étoilé de rêveries louches. Un disque humble de ressac et d’orage à mordre, misant tout sur l’altérité, la boxe et les points d’interrogation. Au moment où l’on écrit ces lignes, Charrier l’affamé prépare déjà mille autres croisières en mer d’huile. Guettez-le

ImproJazz

Oldman, c’est à dire Charles-Eric Charrier, avec le renfort souvent d’un acolyte, joue des codes de la pop et de l’impro dans des morceaux instrumentaux construits qui ménagent tension et détente, rythme régulier et déconstruction, qui savent faire entendre la qualité des sons, la mettre en avant un instant puis revenir au déroulement prévu, mine de rien, jeu de chat et souris, catch me if you can, sans frime, avec une grande délicatesse et un sens assez parfait du timing. Nous sommes dans un fauteuil et le musicien vient au devant de nous comme on rêve d’être accueilli dans une île du Pacifique, noria de cadeaux. Oldman est un musicien généreux et malin.

Fear Drop

Oldman, moitié de Man, moitié de l’homme, moitié de la main. Vieil homme, vieille main, oui, c’est cela, le geste de l’artisan, qui connaît son affaire. Celle des cordes. Bien vieilles celle-là ? Pour tout dire, elles ne sont pas sous la lumière des pluies de piano qui irriguaient la musique de Man. Dans l’atelier d’Oldman, la lumière n’est pas électrique, et les outils sont de main, de poing presque. Lentement, dans la fumée, dans l’obscurité, la basse tourne, déjà ronde d’avoir été si longtemps tournée – et ce tour n’a-t-il pas été signé par Tuxedomoon ? Et les notes de guitare, craquelées, grignotées par l’âge et le delay, lui donnent habit de sciure. Sur cet établi tout semble lissé d’une patine qui est aussi la plus douce des corrosions. Les tintements abreuvent ce bois, luttant à armes bien inégales contre la fumée bleutée. Peut-être que l’artisan est aussi un peu chamane… La corrosion, elle grignote alors dans tous les recoins de l’album, elle fait les cordes grinçantes ou compressées dans leurs distorsions, elle consacre la rencontre de Beefheart / Waits avec Einstuerzende Neubauten. Forme moderne appliquée aux matériaux traditionnels : il faut bien sentir le bois prendre son nouveau pli, se ranger finalement sous l’élégiaque cataracte de l’orgue. C’est une musique du soir, quand tout a été dit, et que tant de vents, tant de pluies, tant de pas, ont repassé le chemin, qu’il en reste bien quelque chose, une mélancolie de crépuscule, pas si loin des maisons, mais sans rien pour occulter le soleil couchant.

Medienkonverter

Auf geht’s in eine Welt, die sich etwas abgeschottet von der Realität bzw. der Gegenwart für jeden Hörer neu erschaffen wird. Das Solo-Debüt von Oldman aka Charles Eric Charrier (ehemalige Hälfte des Duos Man) “Two Heads Bis Bis” ist Musik für Kino im Kopf, denn der Film entsteht erst beim Hören. Dabei gibt die Mischung aus akustischen Instrumenten wie Bass, Gitarren und (Jazz-)Drums (mit freundlicher Unterstützung von weiteren Kollegen) und kleinerer Vocal-Sample-Einlagen, Jam-Session-Charakter, Lo-Fi-Charme, Downtempo und sich ständig wiederholenden Loops die Richtung vor. Leicht märchenhaft, mit dem stereotypen Begriffs der Alchemie versehen, im Dunklen spielend und dem steten Hauch der Verfolgung im Nacken…

... So gestaltet sich sehr anschaulich der Beginn mit “Broken Teeth”. Instrumentenmäßig gesehen ist der Titel zwar nicht als Aushängeschild für die gesamte CD zu betrachten, doch Experimentierfreudigkeit, Unbearbeitung, Monotonie und Arrangement sowie ein gewisser Post-Rock-Sound generieren fast zwangsläufig derlei Ideen, die sich auch schon öfters, vornehmlich in B-Movies mit hohem schwarz/weiß-Anteil und der traurigen Geschichte eines Einzelgängers optisch manifestierten. In der richtigen Abhäng- und/oder Null-Bock-Stimmung lässt sich noch schneller die eigene Geschichte zusammen spinnen, die den Hörer auch einen halbwegs guten Sonnenaufgang erleben lässt (“Two Heads Bis Bis”), bis ihn ein Flashback namens “Dust” kurz nach Asien mit afrikanischen Perkussions-Einflüssen entführt.

Mit nachmittäglichem, afrikanischen, unverständlichen Gebrabbel von “Sunny Afternoon African Charge” sind wir zwar namensmäßig auf dem schwarzen Kontinent angekommen, aber eher in seiner Unterwelt. Die Gespräche lassen nichts gutes ahnen… Sehr Bass-lastig, chillig und dreckig entspannt ist “Noze Teeth Eyes” der Vorbote zum letzten Titel “Ghosts”. Etwas heller als der Vorgänger öffnet dieser dann mit leicht verschrobener Friedhofsatmosphäre, die sicherlich auch Monkey Islands Guybrush Threepwood gefallen würde, schon wieder die Tür ins Diesseits. – Ob dieser “Soundtrack” öfter zur spontanen Filmproduktion zum Einsatz kommt, liegt sehr wahrscheinlich an der Fähigkeit und Muse jedes einzelnen von uns, schnell abschalten zu können und mit dieser speziellen Art von Musik Freude an seinen Tagträumen zu haben, fernab von der Nachbereitung des Alltags.

Foxy Digitalis

Third week running with a review of a solo project, and this one’s totally unlike the other two. The effort of one Charles Eric Charrier, formerly of MAN, this cd traverses somewhat unusual territory for solo work. Essentially a modest one-man foray into post-rock zones, this is a successful release and one that should find many happy listeners out there. It’s no surprise that Charrier has done some collaborative work with Rob Masurek, as there are numerous Tortoise reference points here. In fact, it’s a bit tough not to listen to this and see it as a poor man’s version of early period Tortoise. And for the record, let’s be very glad it’s not later period. Given the signposts, it’s clear this cd is tethered to a distinctly post-rock aesthetic. Moody instrumentals, repetitive rock figures, and flirtations with “jazziness” abound. To his credit, Charrier’s quite good at what he does. He appears to do almost everything here (a few guests do appear on occasion, but it’s clearly his show), from bass to drums to guitar and organ, with submerged vocals appearing occasionally (though these seem be sampled). Nothing seems forced, and he’s in command of the whole thing without ever seeming to break a sweat. Subtle FX and assorted sounds float atop the mix adding some necessary tension in spots, and generally keeping things interesting.

The success of the individual six tracks varies, and yet a sustained mood is successfully maintained throughout the entirety of the disc. The opening track, “broken teeth” is quite simply a stunner. Its strength is in the fantastically simple yet rich bass line that evokes the buoyancy of Ronnie Boykins in ESP-era Sun Ra recordings. A perfectly minimal guitar line enters but never takes the focus away from the quietly insistent bass repetitions. It’s the kind of track that pulls you into its hypnotic dance and demands endless repeated listens. In fact, the track is so good that it sets the bar impossibly high for the rest of the cd. And this is where Oldman stumbles a bit. The highs are so high (particularly on that first track), that when Charrier lets us down with a slapping bass sound or clichéd sampled vocal, the fall feels bigger. Luckily, there are more successes than failures here. And the amazing opener is something we can’t hold against Charrier – most bands would kill to have a track this good. So if he can’t quite sustain the momentum in later tracks, it’s absolutely understandable.

Shockingly, track 4 (“sunny afternoon african charge”) almost reaches the same levels of success as the opener. The two tracks form a nice pair, and sound as if they were recorded at the same time. Unsurprisingly, the bass here too is the key ingredient and the reason for the track’s success. Charrier takes things a bit further this time however, layering looped bass lines, adding more percussion, and subtly evoking a sense of disorientation through slipping rhythms. It’s a fabulous trick, and by the end of the track, the effect is near total hypnosis.

What ruined most post-rock for me, and Tortoise is exhibit #1, was the overemphasis on clean production, instrumental skills, and a lack of tension or edge in the music. In most post-rock of that ilk, there was no risk, no sense that things might fall apart (or together) at any given moment. Instead, we got sterile and pleasant recordings that were akin to high calorie treats with no substance, no soul, and no lasting impact. This disc veers perilously close to emphasizing skill over feel, but in the final analysis, Charrier manages to avoid the trap. There’s an awkward sense of rhythm at play, and enough lo-fi grit in the recording, along with the occasional left turn, to keep things interesting. Where Charrier really shines is in his development of a melancholic and yet slightly skewed/pensive mood throughout the tracks. The whole thing resonates with a subdued, not-quite stoned languor of an afternoon spent in thought.

If he can continue to avoid the shiny smoothness, and throw more improvisation, dissonance and confusion into his music, I think Charrier will be onto something well worth following. If the first and fourth tracks here are any indication, he’s certainly capable. And really – this is all nitpicking, because this disc’s a winner, even with a few missteps

Cyclic Defrost

French producer / multi-instrumentalist Charles Eric Charrier is perhaps best known for his previous work alongside Rasim Biyikli as one half of the acclaimed electronic duo MAN, who recorded four albums for DSA and SubRosa whilst also collaborating with an impressive number of film directors, choreographers and musicians including Rob Mazurek. While Charrier’s backhistory might sit firmly in the electronic music domain however, this debut solo album as Oldman ‘Two Heads Bis Bis’ sees him relying on the traditional ‘rock’ suite of bass, guitar and drums to create six tracks that sit somewhere between ambience, lo-fi post-rock and free-form jamming. Expansive opening track ‘Broken Teeth’ provides an apt illustration of this overall aesthetic approach, layering slow, clattering drums and dry-sounding snares beneath distracted Michael Karoli-esque rippling guitar chords and the spectral sweep of sampled found sounds and ringing harmonics in an offering that frequently calls to mind a more narcotised Can as it gradually deccelerates down into spooky sampled voices. Indeed, while it doesn’t exactly ‘go anywhere’ or develop drastically over its vast running time, the focus here falls more upon building a sense of underlying background mood, a factor consistently present throughout this entire album. If the title track represents perhaps the one unwieldy moment here with its rapidly grating mix of distorted bass twangs and metronomic drums, it’s a brief miss-step that’s quickly redeemed by ‘Dust’s haunting exploration into tribal percussion, eerie vocal tones and plucked instrumentation, as well as ‘Sunny Afternoon African Charge’s descent through mesmerising sampled radio chatter and glistening metallic percussion tones, the sudden entrance of a rapidly rewound tape rousing proceedings out of their reverie. An intriguing debut album from Charrier as Oldman, ‘Two Heads Bis Bis’ simply grows more compelling with ensuing listens.